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LAURA POUPPEVILLE
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Ce travail se déploie par les textes écrits par chacune, qui se répondent grâce aux moments de lectures.

Laura a récupéré les notes prises dans son téléphone, les a agencées pour former un texte où il est difficile d’identifier les sujets et les espaces dans lesquels ils se situent. On y suit des corps flasques, flottants qui - par la construction de la conscience, du langage parlé et écrit, du lien avec les autres et les environnements naturels ou construits - se transforment progressivement en corps sociaux, aimants, vivants. Les mots, provenant de pensées aléatoires, sont répétés et juxtaposés pour proposer une composition variable à chaque lecture.

Avec Clémence Rousseau, pour le projet de résidence de Marie-Madeleine Salvanes « L’éloge de l’échec ». Lecture et installation de textes, La Factatory, 2021
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Le jour des lectures, il pleut des cordes, une installation est improvisée. Au cours de l’après-midi, trois lectures ont lieu, chaque fois improvisée et variable. Les gestes et les mots de chacune se croisent avec les mouvements des danseuses et danseurs présent·es, les sons et les motifs de Marie-Madeleine Salvanes.
Durant les lectures et entre chacune, nous disposons les textes dans l’espace pour les rendre accessibles au public, pour inviter à une lecture personnelle.
Impression d’un extrait (1 sur 5) du texte de Laura Pouppeville, A4 rhodoïde.
La lecture peut se faire à la verticale, en ligne, ou à l’horizontale, en colonne. L’impression sur feuille transparente permet de juxtaposer les mots avec ceux des 4 autres feuilles, pour varier les lectures.
Impression d’un extrait (1 sur 5) du texte de Clémence Rousseau, A4 feuille blanche.
La lecture peut se faire phrase par phrase, par paragraphe ou de manière continue. Ici, au fil d’une lecture, les corps flottants de Laura ont été superposés au texte de Clémence.
Clémence a travaillé à partir d’une collecte photographique sur son téléphone avec laquelle elle a construit ses récits. Elle raconte, réfléchit - à haute voix - en nous parlant de moyens de transports, de couleurs, d’objets (presque) vivants : de la poésie que nous offrent nos paysages urbains. Elle convoque l’espace du souvenir, de celle qui observe et l’espace du hors champ, de celle qui raconte.

Si nous avons toutes deux travaillé l’écriture de manière indépendante, les formes de nos textes et de nos lectures s’intercalent entre elles : l’une lit un morceau d’un de ses textes, fait une pause, les couleurs primaires, le noir et blanc, la prose, la liste, les feuilles transparentes, celles opaques, la seconde reprend la lecture d’un autre texte... les corps et les paysages s’entremêlent.